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Le Togo sur le point de ratifier le « Traité mondial de l’océan » pour renforcer la protection de la haute mer

Le gouvernement togolais a franchi une étape cruciale dans son engagement pour la gouvernance internationale des océans. En conseil des ministres ce mercredi 17 décembre, il a adopté un projet de loi pour la ratification de l’Accord sur la biodiversité au-delà des juridictions nationales (BBNJ), un texte historique souvent qualifié de « Traité mondial de l’océan ».

Adopté en 2023 sous l’égide de l’ONU, cet accord juridiquement contraignant a pour objectif principal de protéger la vie marine en haute mer, c’est-à-dire dans les zones océaniques qui n’appartiennent à aucun État. Pour ce faire, il établit un cadre international pour la création d’aires marines protégées, le partage équitable des avantages tirés des ressources génétiques marines, l’obligation de réaliser des études d’impact environnemental pour les activités en haute mer, et le renforcement des capacités scientifiques et techniques des pays en développement.

Une réponse à des défis globaux urgents

Prévu pour entrer en vigueur à la mi-janvier 2026 après sa ratification par 60 pays, le traité BBNJ se présente comme une réponse coordonnée à plusieurs crises interconnectées : la régulation de vastes espaces maritimes jusqu’alors en « zone grise » juridique, le déclin accéléré de la biodiversité, les changements climatiques et la pollution plastique. Il vise à remédier à la fragmentation actuelle de la gouvernance des océans en apportant un instrument global de protection et de gestion durable.

Des retombées concrètes et financières attendues pour le Togo

En s’engageant formellement dans ce traité, le Togo, déjà actif sur les questions maritimes et environnementales, positionne son pays en acteur responsable de la gouvernance océanique mondiale. Cette ratification devrait notamment ouvrir l’accès à de nouveaux mécanismes de financement internationaux dédiés, tels que ceux gérés par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM).

À terme, ces fonds sont destinés à soutenir les efforts nationaux de conservation des écosystèmes marins et à renforcer la lutte contre la pollution marine, un enjeu majeur pour les côtes togolaises. Cette démarche illustre la volonté du gouvernement de conjuguer action environnementale internationale et bénéfices concrets pour la préservation de son patrimoine naturel et le développement des capacités nationales.

La ratification finale par l’Assemblée nationale marquera ainsi une nouvelle étape dans l’intégration du Togo dans les grands accords multilatéraux porteurs de solutions durables pour la planète.

Djamiou ABOUDOU

L'EmissaireAdmin

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