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Réchauffement climatique : 2025, une année de chaleur extrême

Les dernières données scientifiques publiées par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) révèlent une tendance préoccupante : une décennie de chaleur extrême, exacerbée par l’accumulation continue des gaz à effet de serre. Malgré un épisode océanique, connu pour atténuer le réchauffement climatique, observé en 2025, son impact n’a pas suffi à contrer la dynamique du réchauffement d’origine humaine.

Celeste Saulo, secrétaire générale de l’OMM, a déclaré : « L’année 2025 a commencé et s’est terminée avec un refroidissement dû au phénomène La Niña, mais elle a néanmoins été l’une des plus chaudes jamais enregistrées à l’échelle mondiale. » En effet, la température moyenne mondiale en 2025 a dépassé de 1,44 °C celle de la période préindustrielle (1850-1900), plaçant cette année parmi les plus chaudes, avec 2023 et 2024, formant un trio historique.

Cette tendance alarmante rapproche le monde du seuil de 1,5 °C de réchauffement, fixé par l’accord de Paris, un point de non-retour qui pourrait entraîner des conséquences dévastatrices. L’analyse de l’OMM montre que l’augmentation thermique moyenne sur la période 2023-2025 atteint +1,48 °C par rapport à l’ère préindustrielle. La température moyenne mondiale en 2025 est estimée à 15,08 °C.

Les températures élevées, tant sur les terres que dans les océans, ont favorisé des événements météorologiques extrêmes tels que des vagues de chaleur, des précipitations intenses et des cyclones tropicaux. Mme Saulo souligne l’importance cruciale de disposer de systèmes d’alerte précoce pour faire face à ces défis croissants.

Une étude publiée dans Advances in Atmospheric Sciences confirme que les océans ont également enregistré des niveaux de chaleur records en 2025. Environ 90 % de l’excès de chaleur lié au réchauffement climatique est absorbé par l’océan, ce qui en fait un indicateur clé de l’évolution climatique. Entre 2024 et 2025, la chaleur accumulée dans les 2 000 premiers mètres de profondeur de l’océan a augmenté d’environ 23 ± 8 zettajoules, équivalant à près de 200 fois la production mondiale d’électricité de 2024.

À l’échelle régionale, un tiers de la surface océanique mondiale a connu l’une des trois années les plus chaudes depuis 1958, et 57 % des zones maritimes figurent parmi les cinq plus chaudes. Les régions les plus touchées incluent l’Atlantique tropical et austral, la Méditerranée, le nord de l’océan Indien, et les océans de l’hémisphère Sud, dessinant une carte quasi globale du réchauffement marin.

Les données de l’OMM soulignent l’urgence d’agir face à cette crise climatique. La chaleur extrême et ses conséquences mettent en évidence la nécessité d’une action collective pour limiter le réchauffement et protéger notre planète pour les générations futures.

Djamiou ABOUDOU

L'EmissaireAdmin

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