Vers un Grand Lomé plus propre : les acteurs se mobilisent pour une gestion durable des déchets
La gestion des déchets dans le Grand Lomé entre dans une nouvelle phase. Une rencontre de concertation, organisée ce mercredi 10 décembre à Lomé, a réuni les principaux acteurs du secteur sous la présidence du ministre de l’Environnement, Dodzi Kokoroko. L’objectif : faire le point sur les avancées réalisées et tracer des pistes concrètes pour améliorer l’efficacité et la durabilité du système de gestion des déchets.
Un diagnostic partagé et des défis identifiés
Les échanges ont permis de dresser un état des lieux des progrès accomplis, tout en mettant en lumière les défis persistants. Parmi les priorités identifiées figurent :
- L’optimisation des décharges intermédiaires, pour limiter les impacts environnementaux et sanitaires ;
- Le renforcement de la précollecte et de la coordination entre les différents acteurs, afin d’éviter les ruptures dans la chaîne de gestion ;
- La mobilisation de financements verts, pour soutenir les initiatives locales et encourager l’innovation dans le recyclage et la valorisation des déchets.
Le ministre Dodzi Kokoroko a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective : « Il est impératif que chacun, institutions comme citoyens, s’engage pleinement pour que la gestion des déchets devienne une priorité quotidienne. C’est seulement par une action collective et coordonnée que nous pourrons offrir un Grand Lomé plus propre et durable. »
Une croissance démographique qui accentue les enjeux
La capitale togolaise connaît une expansion rapide : sa population est passée de 1,5 million d’habitants en 2010 à 2,3 millions en 2020, représentant aujourd’hui 24 % de la population nationale (RGPH 2010). Cette croissance s’accompagne malheureusement de la prolifération de dépotoirs sauvages, qui menacent la salubrité publique et l’environnement.
Une démarche progressive pour un cadre de vie sain
Cette rencontre s’inscrit dans une série d’actions progressives visant à transformer durablement la gestion des déchets dans le Grand Lomé. Les participants ont souligné l’importance de renforcer la sensibilisation des populations, d’améliorer les infrastructures de collecte, et de promouvoir des solutions innovantes, comme le compostage ou le recyclage des plastiques.
Les prochaines étapes incluront la mise en œuvre des recommandations issues de cette concertation, avec un suivi régulier pour évaluer leur impact.
Un Grand Lomé plus propre est possible, mais il dépendra de l’engagement de tous.
Thérèse V.
