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Togo : 26 nouveaux épis pour lutter contre l’érosion côtière

Le Togo renforce son dispositif de protection du littoral contre l’érosion côtière. Vingt-six nouveaux épis ont fait l’objet d’une réception provisoire en début de mois sur le tronçon Gbodjomé–Agbodrafo–Goumoukopé–Kpémé, dans le cadre des travaux d’aménagement du littoral.

Construits perpendiculairement à la plage, ces ouvrages ont pour fonction de ralentir le déplacement du sable sous l’effet des courants marins et de favoriser son accumulation sur certaines portions de la côte. Ils contribuent ainsi à limiter le recul du trait de côte et à réduire les effets de l’érosion sur les zones riveraines.

Ces nouvelles infrastructures viennent compléter les ouvrages déjà réalisés le long du littoral togolais. À Agbodrafo, sept épis ont récemment été construits, tandis que six anciens ouvrages ont été réhabilités. À Aného, un brise-lames a également été prolongé de 200 mètres.

L’ensemble de ces aménagements vise à mieux protéger les populations côtières, les infrastructures et les activités économiques installées à proximité du rivage, dans une zone particulièrement exposée aux phénomènes d’érosion.

Le projet WACA affiche 70 % d’exécution physique

Ces réalisations s’inscrivent dans le cadre du projet d’investissement pour la résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP), financé par la Banque mondiale. Ce programme accompagne les efforts de protection et de résilience des communautés vivant dans les zones côtières exposées aux risques environnementaux.

À fin septembre 2026, le projet affiche un taux d’exécution physique de 70 %, contre un taux d’exécution financière de 94 %. Son achèvement est prévu en 2027.

Ces chiffres traduisent un niveau d’engagement financier supérieur à l’avancement physique des travaux. Cet écart ne suffit toutefois pas, à lui seul, à établir l’existence d’un retard ou d’une difficulté d’exécution. Il souligne néanmoins l’importance du suivi des réalisations sur le terrain à mesure que le projet approche de son échéance.

Au-delà de la construction des ouvrages, le défi reste de préserver durablement le littoral togolais face à l’érosion, tout en protégeant les moyens de subsistance des communautés qui dépendent des ressources et des activités côtières.

Djamiou ABOUDOU

L'EmissaireAdmin

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