Le Togo renforce la protection de son patrimoine naturel
Le jeudi 13 août, l’Assemblée nationale du Togo a marqué un tournant significatif dans la préservation de l’environnement en adoptant un projet de loi relatif à la création et à la gestion des aires protégées. Cette initiative, approuvée lors d’une session plénière en présence du ministre de l’Environnement, Dodzi Kokoroko, vise à protéger les espèces et les écosystèmes, à réduire la pression sur les ressources naturelles et à renforcer la résilience du pays face aux changements climatiques.
Objectifs de la nouvelle loi
Le texte adopté prévoit la mise en place de nouveaux mécanismes de gestion et de contrôle, ainsi que la création de l’Office national des aires protégées (ONAP). Cette loi ne se limite pas à la préservation de la biodiversité ; elle cherche également à promouvoir une gestion durable des espaces protégés, en conciliant conservation et développement économique et social. De plus, elle accorde une place importante aux communautés riveraines dans la gestion de ces aires.
Selon le ministre Dodzi Kokoroko, « En adoptant cette loi, vous permettez à notre pays de protéger efficacement sa biodiversité, de lutter contre les pressions qui menacent notre faune et notre flore, et de contribuer à l’ambition nationale d’extension de la couverture forestière. Le gouvernement s’engage à faire une application responsable et efficace du présent texte. »
Contexte de l’adoption
Cette adoption intervient dans un contexte où le Togo intensifie ses efforts pour protéger son patrimoine naturel. Au cours des dernières années, le pays a multiplié ses campagnes de reboisement, encouragé la restauration des terres dégradées et promu des pratiques agricoles respectueuses des écosystèmes. En juin dernier, le ministre de l’Environnement a réceptionné un lot de matériels roulants dans le cadre du Programme d’appui à la lutte contre le changement climatique, la protection de la biodiversité et l’agroécologie (PALCC+/INCLURE), soutenu par l’Union Européenne et le Grand-Duché de Luxembourg. Ce programme vise à renforcer les capacités opérationnelles des équipes chargées de la surveillance des aires protégées, notamment Fazao-Malfakassa, Abdoulaye et Togodo.
Accès aux ressources climatiques
Sur le plan financier, le Togo s’engage également à améliorer son accès aux ressources climatiques internationales. Une démarche est en cours pour permettre à l’Office de développement et d’exploitation des forêts (ODEF) de s’accréditer auprès du Fonds vert pour le climat, afin de soumettre des projets directement et de mobiliser des financements pour la protection de la biodiversité et l’adaptation climatique.
L’Émissaire
