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Xénophobie en Afrique : le MMLK presse l’Union africaine d’agir avant l’embrasement

Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) sonne l’alarme. Face à la résurgence des violences xénophobes en Afrique du Sud et aux tensions diplomatiques qui en découlent, le pasteur Edoh Komi appelle les dirigeants africains à un sommet d’urgence pour sauver l’idéal panafricain.

Par la Rédaction | Publié le 17 juin 2026 à Lomé

La situation est jugée « alarmante ». Dans une déclaration officielle rendue publique le 16 juin à Lomé, le MMLK a dénoncé avec fermeté la spirale de violence qui frappe le continent. Entre les attaques visant les ressortissants étrangers en Afrique du Sud et les actes de représailles constatés au Ghana, le mouvement craint une rupture durable de la cohésion africaine.

« La xénophobie n’est pas une réponse »

Pour le pasteur Edoh Komi, président du MMLK, il est urgent de dissiper un malentendu dangereux : la xénophobie ne constitue en aucun cas une solution au chômage ou aux crises socio-économiques. Au contraire, le mouvement souligne que ces replis identitaires ne servent qu’à diviser les peuples et à fragiliser le tissu économique continental.

Trois mesures concrètes pour enrayer la crise

Face au risque d’une déstabilisation régionale, le MMLK soumet une feuille de route aux chefs d’État africains pour prévenir toute escalade :

  1. Mécanisme de protection : Création urgente d’un système africain d’alerte rapide pour la protection des ressortissants.
  2. Sanctions politiques : Application de sanctions à l’encontre des États qui toléreraient ou encourageraient les discours de haine.
  3. Mobilisation citoyenne : Lancement de la grande campagne éducative « Je suis Africain, pas étranger ».

L’Union africaine sous pression

Le MMLK pointe également du doigt l’attentisme de l’Union africaine. L’organisation panafricaine est sommée de sortir de sa réserve pour assumer pleinement son rôle de garante de la fraternité. Le mouvement réclame la convocation immédiate d’un sommet continental exclusivement dédié à la lutte contre la xénophobie et l’extrémisme violent.

Alors que les tensions persistent, cet appel à l’unité rappelle l’urgence de protéger les fondements de l’intégration africaine contre les tentations du repli sur soi.

L’Émissaire

L'EmissaireAdmin

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