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Transport aérien : début de la transition du Togo vers des carburants écologiques

Le Togo se prépare à franchir une nouvelle étape dans la modernisation de son secteur du transport aérien avec l’introduction progressive du carburant d’aviation durable (SAF). Cette ambition a été matérialisée par la signature de deux accords entre la Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) et Togo Oil Company S.A. (T-OIL), le vendredi 19 juin à Lomé, en marge de la Convention et Exposition de la Commission africaine de l’aviation civile.

Le premier accord porte sur le développement d’une filière nationale de carburant d’aviation durable. L’objectif est de substituer progressivement une partie du kérosène fossile utilisé par les aéronefs par des carburants produits à partir de ressources renouvelables ou de déchets valorisés. Considéré comme l’un des principaux leviers de réduction des émissions du transport aérien, le SAF permet de diminuer significativement l’empreinte carbone des vols tout en répondant aux nouvelles exigences environnementales du secteur.

Avec cette initiative, la plateforme aéroportuaire de Lomé pourrait rejoindre le cercle des premières infrastructures d’Afrique de l’Ouest engagées dans cette dynamique. Dans un contexte où les compagnies aériennes sont de plus en plus soumises à des objectifs de réduction des émissions, la disponibilité du carburant durable constitue également un facteur d’attractivité pour les hubs aéroportuaires.

Le second accord concerne la construction d’un bac de stockage de carburant Jet A1 d’une capacité de 1500 m³ sur la plateforme aéroportuaire de Lomé. Cette infrastructure permettra de renforcer la sécurité de l’approvisionnement en carburant, d’accompagner la croissance du trafic aérien et de soutenir le développement des activités aéroportuaires.

Au-delà de l’amélioration des capacités logistiques, cet investissement participe à la consolidation du positionnement de Lomé comme hub régional de référence pour le transport aérien et les échanges commerciaux en Afrique de l’Ouest.

« C’est un exemple marquant de la vision du Président du Conseil, qui demande et exige que nous fassions les efforts nécessaires pour continuer à positionner le pays, et notamment cette plateforme aéroportuaire, parmi les références de la sous-région, voire du continent », a indiqué le ministre en charge de l’Énergie et des Ressources minières, Robert Koffi Messan Eklo.

Pour rappel, le Togo et la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC) ont signé la semaine dernière un accord relatif au Marché unique du transport aérien africain (MUTAA), une initiative continentale visant à libéraliser et à renforcer l’intégration du transport aérien en Afrique, en vue de favoriser la connectivité, la compétitivité et la croissance du secteur.

L’Émissaire

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