Togo : vers la ratification de l’Accord de Samoa
Le Togo franchit une nouvelle étape dans le processus de ratification de l’Accord de Samoa, qui encadre le partenariat entre l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) et l’Union européenne (UE). Réuni en Conseil des ministres le jeudi 22 octobre à Lomé, le gouvernement a adopté un projet de loi autorisant la ratification de cet accord.
Signé le 15 novembre 2023 à Apia, aux Samoa, après plusieurs années de négociations, ce nouveau cadre de coopération succède à l’Accord de Cotonou. Il définit les grandes orientations du partenariat entre les deux blocs pour les vingt prochaines années.
Le Togo a joué un rôle important dans les négociations en assurant la fonction de négociateur en chef du groupe OEACP. La ratification envisagée marque ainsi une nouvelle étape dans l’engagement du pays au sein de ce partenariat international.
Un partenariat couvrant plusieurs secteurs
L’Accord de Samoa vise à renforcer la coopération entre les pays de l’OEACP et l’Union européenne dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la paix et la sécurité, la gouvernance, le développement économique et social, les investissements, la protection de l’environnement, ainsi que la migration et la mobilité.
Le texte comprend également des protocoles régionaux destinés à prendre en compte les spécificités des différentes régions concernées. Celui consacré à l’Afrique met notamment l’accent sur la croissance inclusive et durable, le développement humain et social, la bonne gouvernance et la stabilité régionale.
Ces orientations doivent permettre d’adapter la coopération aux priorités des pays africains, tout en consolidant les relations politiques et économiques avec l’Union européenne.
Des perspectives pour le développement du Togo
Pour Lomé, la ratification de l’accord devrait contribuer à consolider les relations avec l’Union européenne et les autres États membres de l’OEACP. Elle pourrait notamment favoriser la mobilisation de financements, la promotion des investissements et le renforcement des initiatives en faveur du développement économique et de la stabilité régionale.
L’adoption du projet de loi en Conseil des ministres constitue toutefois une étape du processus. La ratification devra suivre la procédure institutionnelle prévue avant que le Togo ne soit formellement engagé par cet instrument.
Djamiou ABOUDOU
