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Libération des emprises maritimes : délai supplémentaire jusqu’au 30 août 2026

Après plusieurs reports et concertations avec les acteurs concernés, les occupants des emprises maritimes du Grand Lomé et des communes littorales de la préfecture des Lacs bénéficient d’un délai supplémentaire de trois semaines pour libérer volontairement les lieux. Cette annonce a été faite en fin de semaine dernière à Lomé par le Comité ad hoc de lutte contre l’occupation anarchique du domaine public.

Dernier délai fixé au 30 août 2026

Cette nouvelle échéance, fixée au 30 août 2026, représente le dernier délai accordé aux occupants avant le lancement des opérations de libération des espaces concernés. Elle s’inscrit dans le cadre des efforts des pouvoirs publics pour restaurer l’ordre sur le domaine public maritime et préserver le littoral.

La présidente du Comité ad hoc et gouverneure du District autonome du Grand Lomé (DAGL), Zouréhatou Kassah-Traoré, a expliqué les fondements juridiques, environnementaux et sécuritaires de cette opération. Elle a également présenté le chronogramme et les modalités de mise en œuvre de cette action d’assainissement d’intérêt national. « Le domaine public constitue un patrimoine collectif. Il appartient à tous et ne saurait, par conséquent, faire l’objet d’une appropriation privative en dehors des conditions prévues par les textes en vigueur », a-t-elle souligné.

Un processus de dialogue

Depuis plus d’un an, les autorités ont engagé des discussions avec les acteurs économiques installés le long de la côte, notamment les tenanciers de bars et d’espaces de loisirs. À leur demande, un premier délai d’évacuation volontaire avait été accordé, suivi de plusieurs prolongations, la dernière étant jusqu’au 30 juin dernier.

À l’issue de cette échéance, l’association des tenanciers de bars avait demandé un nouveau report jusqu’au 4 janvier 2027, une requête rejetée par le Comité ad hoc. Ce dernier a estimé qu’un tel prolongement aurait contribué à maintenir une situation d’occupation irrégulière, contraire à l’intérêt général.

Une opération d’assainissement en plusieurs phases

Le délai supplémentaire accordé vise à permettre aux occupants de procéder au démontage de leurs installations et à la libération des espaces balisés. À l’issue de cette période, des opérations de libération des emprises maritimes seront mises en œuvre.

Cette action constitue la première étape d’un programme plus large d’assainissement du domaine public dans le Grand Lomé. La seconde phase portera sur le désencombrement des trottoirs, emprises et voies publiques occupés de manière anarchique par des étalages marchands dans les 13 communes du Grand Lomé. Les autorités espèrent ainsi restaurer l’ordre et garantir un accès équitable au domaine public pour tous.

Djami A.

L'EmissaireAdmin

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