Réunion à Lomé : vers une paix durable en RDC et dans les Grands Lacs
Le samedi 17 janvier, la capitale togolaise a accueilli une réunion de haut niveau dédiée à la cohérence et à la consolidation du processus de paix en République Démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs. Cette rencontre, dirigée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, Médiateur de l’Union Africaine, a rassemblé des personnalités éminentes, dont le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, ainsi qu’un panel de facilitateurs composé d’anciens chefs d’État tels qu’Olusegun Obasanjo (Nigeria), Uhuru Kenyatta (Kenya), Mokgweetsi Masisi (Botswana), Sahle-Work Zewde (Éthiopie) et Catherine Samba-Panza (Centrafrique).
L’objectif principal de cette importante rencontre était de tracer une voie pour une meilleure cohérence dans les actions entreprises, à travers de nouvelles stratégies et une feuille de route révisée. Ce besoin de coordination est d’autant plus crucial dans un contexte de tensions persistantes, malgré les diverses initiatives déjà engagées.
Faure Gnassingbé a ouvert la réunion en soulignant l’urgence d’assumer des responsabilités collectives. “Nous ne sommes plus au temps des diagnostics répétés. La situation en RDC et dans la région des Grands Lacs nous oblige à la cohérence de l’action”, a-t-il déclaré.
Face à l’instabilité continue sur le terrain, le Médiateur de l’Union Africaine a appelé à une meilleure cohérence stratégique des actions. Il a insisté sur la nécessité d’une pleine opérationnalisation du processus africain unifié, tout en renforçant les dimensions humanitaires, sociales et économiques des efforts de paix.
“Il ne suffit pas de proclamer la paix. Il faut la construire dans le temps. La fragmentation des cadres, des médiations et des initiatives affaiblit la paix plus qu’elle ne la sert”, a-t-il ajouté.
À l’issue des travaux, qui ont porté sur la cohérence des efforts de médiation et la consolidation du processus de paix à l’Est de la RDC, les participants ont adopté plusieurs décisions majeures. Ils ont notamment validé un document-cadre de médiation et un plan de travail pour les facilitateurs.
Les participants se sont engagés à mettre en œuvre ces actions pour parvenir à une solution durable et tangible.
L’Émissaire
