Coopération transfrontalière : le Togo et le Burkina Faso unissent leurs forces contre le paludisme
Le Togo et le Burkina Faso ont officiellement lancé, ce lundi 20 juillet à Yargatenga, une campagne transfrontalière de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS). Cette initiative inédite, qui se déroulera du 23 au 26 juillet 2026, vise à protéger les enfants de 3 à 59 mois vivant dans les zones frontalières des deux pays.
Une réponse coordonnée à un défi commun
En présence des ministres de la Santé, Jean-Marie Tessi (Togo) et Jean Claude Kargougou (Burkina Faso), le lancement de cette campagne marque une étape importante dans la coopération sanitaire régionale. L’objectif : assurer une couverture optimale des interventions de prévention et de prise en charge du paludisme, tout en renforçant la coordination entre les deux pays face à ce fléau persistant.
« Le moustique ne connaît ni borne frontalière ni poste de contrôle », a rappelé Jean-Marie Tessi, soulignant l’importance d’une approche transnationale pour lutter efficacement contre la maladie. Pour symboliser l’engagement commun, les deux ministres ont administré le traitement préventif à deux enfants à Cinkassé, marquant ainsi le démarrage officiel de la campagne sur le territoire togolais.
La CPS : une arme efficace contre le paludisme
Recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) depuis 2012, la chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS) consiste à administrer aux enfants un traitement préventif à base de Sulfadoxine-Pyriméthamine et d’Amodiaquine (SPAQ). Selon les données de l’OMS, cette méthode permet de réduire jusqu’à 75 % les cas graves et les décès liés au paludisme dans les zones de forte transmission saisonnière.
Le Togo multiplie les efforts pour éradiquer le paludisme
Au Togo, le paludisme reste l’une des premières causes de consultation, d’hospitalisation et de décès, notamment chez les enfants de moins de cinq ans. En parallèle de cette campagne transfrontalière, le pays poursuit d’autres actions majeures, comme :
- la distribution gratuite de moustiquaires imprégnées à l’échelle nationale ;
- l’introduction du vaccin contre le paludisme dans le Programme élargi de vaccination (PEV).
Djamiou
