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Russie-Afrique : Faure Gnassingbé plaide pour un partenariat renouvelé

À Moscou, le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a appelé à bâtir un partenariat russo-africain fondé sur trois priorités : la souveraineté, la paix et la transformation économique. Il s’est exprimé le jeudi 29 octobre 2026, lors de la première séance plénière du troisième Sommet Russie-Afrique, au Grand Palais du Kremlin.

Le Togo entend promouvoir une coopération avec la Russie davantage orientée vers les priorités des États africains et les résultats concrets pour les populations. C’est le message porté par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, lors de son intervention devant le président russe Vladimir Poutine et plusieurs dirigeants africains réunis à Moscou.

Pour le dirigeant togolais, la pertinence d’un partenariat international doit avant tout se mesurer à sa capacité à produire des changements tangibles. « La force d’un partenariat se mesure à ce qu’il permet de construire », a-t-il déclaré en ouverture de son intervention.

La souveraineté comme principe directeur

Abordant la question de la souveraineté, Faure Gnassingbé a défendu le droit des États africains à définir leurs propres priorités, à choisir leurs partenaires et à disposer des moyens nécessaires à la réalisation de leurs ambitions.

« La souveraineté prend tout son sens lorsqu’elle permet à un peuple de décider de sa trajectoire », a-t-il affirmé. Il a également plaidé pour une participation accrue de l’Afrique aux décisions internationales qui déterminent son avenir.

La paix, condition du développement

Sur le volet sécuritaire, le président du Conseil a rappelé les conséquences des conflits sur les populations, les économies et les perspectives offertes à la jeunesse africaine.

Il a appelé au renforcement des capacités des États pour protéger leurs populations, tout en soutenant les initiatives africaines de prévention et de règlement des crises.

Au-delà des réponses militaires et sécuritaires, il a insisté sur le rôle des services publics, de l’emploi, du dialogue, de la médiation et de la confiance entre les citoyens et les institutions. « Notre coopération doit répondre aux priorités définies par nos États », a-t-il souligné.

Des retombées économiques attendues

La transformation économique constitue le troisième axe de la vision défendue par le dirigeant togolais. Selon lui, la coopération russo-africaine doit répondre aux attentes des populations en matière d’alimentation, d’énergie, d’emploi et de perspectives pour les jeunes.

« Nos populations attendent légitimement des résultats concrets », a-t-il insisté.

Plusieurs domaines offrent, à cet égard, des possibilités de coopération, notamment l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, le renforcement des capacités productives, la transformation locale des ressources et la connexion des territoires aux marchés.

En conclusion, Faure Gnassingbé a souhaité que le sommet marque une étape déterminante dans les relations entre l’Afrique et la Russie, en donnant une nouvelle impulsion à un partenariat axé sur la souveraineté, la paix et la transformation économique.

Un plan d’action pour 2027-2029

Les travaux du sommet ont également abouti à l’adoption d’un plan d’action du Forum de partenariat Russie-Afrique pour la période 2027-2029. Ce document est destiné à servir de cadre opérationnel à la coopération entre les deux parties au cours des trois prochaines années. Il prévoit notamment des projets prioritaires assortis de financements, de calendriers de mise en œuvre et d’indicateurs de résultats.

La veille, lors du Forum économique et humanitaire organisé en marge du sommet, le Togo avait déjà présenté ses priorités de coopération avec la Russie.

Djamiou ABOUDOU

L'EmissaireAdmin

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