Publicité

La HARC renforce la régulation de l’espace numérique au Togo

La Haute autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) a organisé une rencontre importante avec des créateurs de contenus, blogueurs, influenceurs, youtubeurs, tiktokeurs et autres acteurs des réseaux sociaux. Cet événement marque une première prise de contact officielle depuis l’adoption de la Constitution du 6 mai 2024, qui a élargi les missions de la HARC à la communication numérique.

La réunion a réuni divers acteurs clés, dont le ministère de la Communication et des Médias, l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy), l’Instance de protection des données à caractère personnel (IPDCP), ainsi que des organisations professionnelles de la presse. Ce rassemblement témoigne de l’engagement de la HARC à mieux encadrer les pratiques dans l’espace numérique.

Une régulation élargie

L’élargissement des prérogatives de la HARC découle de l’article 78 de la Constitution, qui lui confie la responsabilité de garantir la liberté d’expression et de communication dans les médias écrits, audiovisuels et numériques. Ainsi, son champ d’intervention s’étend désormais aux nouveaux espaces de diffusion de l’information, notamment les plateformes en ligne et les réseaux sociaux.

Le président de la HARC, Pitalounani Télou, a souligné l’importance de cette évolution : « La HARC doit désormais assumer, outre ses prérogatives sur les médias classiques, l’encadrement de l’espace occupé par les influenceurs, blogueurs, tiktokeurs, web-activistes et administrateurs de plateformes numériques. »

Un rôle crucial dans la communication de masse

Dans un contexte où les réseaux sociaux jouent un rôle prépondérant dans la circulation de l’information, la HARC reconnaît que les créateurs de contenus, bien qu’ils ne soient pas des journalistes formés, sont devenus des acteurs essentiels de la communication de masse. N’do Pabozi, directrice des affaires juridiques et du contentieux de la HARC, a déclaré : « Par vos commentaires, vous informez, vous éduquez, vous sensibilisez et vous forgez l’opinion. »

Cependant, ce rôle s’accompagne de responsabilités. La diffusion de contenus inexacts ou trompeurs peut entraîner la désinformation, les rumeurs, les discours de haine et d’autres atteintes à la dignité des personnes. La HARC souligne l’importance de préserver la paix sociale, la cohésion nationale et la confiance du public dans l’information diffusée.

Vers un code de bonne conduite

Dans cette optique, la HARC souhaite accompagner les acteurs du numérique dans l’appropriation des règles applicables à leurs activités. L’institution prévoit de favoriser leur organisation autour de principes communs, ce qui devrait aboutir à l’élaboration concertée d’un code de bonne conduite et de déontologie, dans une démarche d’autorégulation.

Cette initiative vise à garantir un environnement numérique sain et responsable, tout en permettant aux créateurs de contenus de jouer un rôle positif dans la société togolaise. La HARC se positionne ainsi comme un acteur clé dans l’encadrement de la communication numérique, en s’assurant que les nouveaux médias contribuent à une information de qualité et à un débat public constructif.

Djamiou ABOUDOU

L'EmissaireAdmin

Article connexe

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *