Togo : une formation diplômante pour mieux gérer les aires protégées
La gestion des aires protégées au Togo devrait bénéficier de nouvelles compétences spécialisées. Une convention de délégation de fonds entre Lux-Development, l’agence luxembourgeoise pour la coopération au développement, et l’Université de Lomé a été signée le mardi 3 novembre, sous la houlette du ministère chargé de l’Environnement. Elle porte sur la mise en œuvre d’une formation certifiante débouchant sur un Diplôme universitaire en gestion durable des aires protégées (DU-GDAP).
Des compétences au service de la conservation
Développé par l’Université de Lomé avec l’appui du programme PALCC+/INCLURE, cofinancé par l’Union européenne et le Grand-Duché de Luxembourg, ce diplôme vise à répondre aux besoins de qualification des acteurs intervenant dans la gestion des aires protégées.
Le programme entend renforcer leurs connaissances techniques et managériales face aux enjeux de conservation de la biodiversité, de gouvernance et de développement durable. Les enseignements couvrent notamment la gouvernance des aires protégées, l’écologie, le droit de l’environnement, la gestion financière et logistique, l’économie verte, le tourisme durable ainsi que le changement climatique.
La formation cible principalement les cadres supérieurs, les responsables de projets et les acteurs opérationnels de l’Office national des aires protégées (ONAP) et du ministère chargé de l’Environnement. Elle privilégie une approche pratique reposant sur des études de cas et des travaux de terrain.
Dans les prochaines cohortes, le diplôme sera également accessible aux étudiants de l’Université de Lomé, dans le cadre du programme « Un étudiant, un métier », porté par la présidence de l’institution.
Un enjeu pour le patrimoine naturel
Le Togo compte environ 80 aires protégées, qui couvrent près de 14 % du territoire national. Ces espaces jouent un rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité et des écosystèmes, tout en contribuant au développement des activités économiques des communautés riveraines.
Toutefois, leur gestion exige des compétences spécifiques, tant sur le plan technique que managérial. À travers le DU-GDAP, les autorités ambitionnent de former des professionnels capables d’accompagner la réforme du secteur et de promouvoir une gestion durable du patrimoine naturel national.
Djamiou ABOUDOU
