Togo : participation au Parlement confédéral de l’Alliance des États du Sahel ‘AES’
Le Togo, représenté par le président de l’Assemblée nationale, Komi Sélom Klassou, a pris part, le 24 août à Niamey, à la session inaugurale du Parlement confédéral de l’Alliance des États du Sahel (AES), en tant qu’invité d’honneur, aux côtés du Tchad. Cette session marque une étape significative dans la mise en place des institutions de la Confédération de l’AES, qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. L’événement a été marqué par l’installation solennelle des 45 députés confédéraux issus des Assemblées des trois États membres.

Un espace commun pour la délibération et le contrôle
À la tribune, Komi Sélom Klassou a transmis les salutations du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, et a salué la création de cette nouvelle instance. Il a décrit le Parlement confédéral comme un espace commun de délibération, de représentation et de contrôle de l’action publique.
« Que les peuples de ces trois nations se dotent d’un espace commun de délibération, de représentation et de contrôle de la politique publique constitue, aux yeux de tout parlementaire, un progrès qu’il convient de saluer », a-t-il déclaré.
Liens historiques et coopération régionale
Klassou a également rappelé les liens historiques, culturels et économiques qui unissent le Togo au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Il a mis en avant les échanges entre les populations ainsi que l’importance du corridor reliant le Port autonome de Lomé à Ouagadougou et Niamey pour la circulation des biens et le développement des échanges régionaux.

Appel à une réponse collective face au terrorisme
Sur le plan sécuritaire, le président de l’Assemblée nationale a appelé à une réponse collective face à la menace terroriste qui touche plusieurs pays de la sous-région, y compris le Togo. Il a souligné l’importance d’une coopération interparlementaire renforcée pour lutter contre ce phénomène transnational.
« Concernant les affres du terrorisme, c’est le lieu pour nous d’exprimer une pensée pieuse à la mémoire de toutes les victimes de ce fléau transnational qui frappe sans distinction, mais à des degrés divers, la plupart des pays de la sous-région ouest-africaine, y compris le Togo, mon pays. Dans cet état de vulnérabilité collective, la recherche de solutions coordonnées, efficaces et durables incombe en grande partie à nos parlements », a affirmé Komi Sélom Klassou.
Bien que le Togo ne soit pas membre de la Confédération, il a exprimé son intention de poursuivre la coopération avec les trois États, « dans le strict respect des choix souverains propres à chaque État ».
Djamiou ABOUDOU
