
Après le Burkina Faso et le Mali, le Togo est désormais sollicité pour participer au projet ambitieux du complexe charbonnier de Salkadamna, situé au Niger. L’invitation officielle a été remise au Président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, par la ministre de l’énergie du Niger, Amadou Haoua, lors de sa visite à Lomé le mercredi 13 août, une mission orchestrée par le Général de Brigade Abdourahamane Tiani.
Lancé dans les années 1980 et relancé en 2014, le complexe charbonnier de Salkadamna vise à exploiter les vastes réserves de charbon du Niger, estimées à 69 millions de tonnes. Ce projet a pour objectif de renforcer l’indépendance énergétique du pays, avec la construction d’une centrale thermique d’une capacité de 5200 mégawatts et plus, ainsi qu’une mine à ciel ouvert, des lignes de transmission à travers le pays, et une usine de briquettes de charbon capable de produire 100.000 tonnes par an.
Pour le gouvernement nigérien, ce projet représente un levier essentiel pour la souveraineté énergétique régionale. La ministre de l’Énergie a souligné l’importance d’une collaboration entre les États de la région, déclarant : “Nous appelons tous les États de la région à s’associer à ce projet pour rendre notre région autonome sur le plan énergétique.” Cette initiative vise à assurer une autonomie énergétique durable pour les pays voisins, renforçant ainsi la coopération régionale.
Le Togo, qui s’est engagé depuis plusieurs années dans une politique d’autonomisation énergétique, voit dans cette opportunité un moyen de promouvoir ses propres initiatives. Plusieurs projets sont en cours ou en développement sur l’ensemble du territoire togolais, visant à diversifier les sources d’énergie et à améliorer l’accès à l’électricité pour tous.
Le Togo, en rejoignant ce projet, pourrait non seulement bénéficier d’un approvisionnement énergétique renforcé, mais aussi contribuer à une dynamique régionale d’autonomie énergétique, essentielle pour le développement durable de l’Afrique de l’Ouest.
L’Émissaire