
Une récente étude de l’institut Smart DNA, organisation nigériane spécialisée dans les tests génétiques, jette une lumière crue sur les réalités familiales au Nigeria. Selon son rapport annuel 2025, 25 % des tests de paternité réalisés entre juillet 2024 et juin 2025 ont établi que le père présumé n’était pas le père biologique de l’enfant.
Ces chiffres, qualifiés par certains observateurs de « crise silencieuse de la paternité« , révèlent une défiance croissante au sein des foyers. L’étude apporte des précisions troublantes : les aînés, et surtout les garçons, sont nettement plus concernés par ces révélations.
La demande de vérité émane majoritairement des hommes : 88,2 % des tests ont été initiés par des pères présumés, souvent âgés de 40 ans et plus. Dans 58,6 % des cas, l’enfant testé était âgé de 0 à 5 ans, une proportion en nette augmentation par rapport à l’année précédente (54%), suggérant que les doutes surviennent de plus en plus tôt.
Cette tendance soulève des questions profondes sur les structures familiales traditionnelles et le poids du secret dans la société nigériane contemporaine.
L’Émissaire